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Le rêve cauchemardesque de chaque banque : Surveillance des transactions en temps réel

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La mondialisation et l'automatisation rendent le traitement des paiements en temps réel de plus en plus nécessaire. Le monde bouge vite. De nos jours, les gens ont peu de patience et de compréhension pour la lenteur du traitement des paiements. D'autant plus que cette forme de traitement des paiements allège le stress de liquidité des petites et moyennes entreprises. Et les paiements instantanés augmentent également l'efficacité, la transparence, la commodité et le contrôle financier pour les clients.

De nombreuses chambres de compensation ont déjà mis à disposition des systèmes de paiement en temps réel. Mais la demande de paiements instantanés ne rend pas les banques prêtes à investir. Même si cela pourrait signifier obtenir un avantage concurrentiel. Pour de nombreuses banques, les paiements instantanés sont beaucoup trop risqués. Elles ont trop de doutes et de questions sur la manière de contrôler leur conformité.

Et si la vitesse des transactions dépassait celle des logiciels de conformité ?

La rapidité et l'irréversibilité sont les principales caractéristiques des paiements instantanés. Ces caractéristiques déclenchent la principale préoccupation des banques : la perte de contrôle. De nombreuses banques ont déjà du mal à contrôler leur conformité. Et encore moins lorsqu'elles doivent traiter des paiements en temps réel.

Le traitement des lots de paiements immédiatement au lieu de la nuit ou dans un délai de 3 à 5 jours laisse peu de temps pour les contrôles de conformité. Imaginez ces lots contenant des milliers de paiements non conformes. Tous disparus à jamais en un instant. Que diraient les régulateurs ? Que feraient-ils ? Qu'est-ce que cela signifierait pour la réputation de la banque ? 

Les banques ont raison d'être inquiètes. Le traitement des paiements en temps réel rend en effet plus difficile la détection des paiements de blanchiment d'argent. Après tout, le transfert rapide de fonds par le biais de nombreux comptes dans différentes banques internationales est la plus vieille astuce des criminels.

Pouvez-vous imaginer un moyen plus rapide de transférer de l'argent que les paiements instantanés ? Le transfert ne prend que quelques (milli)secondes. Et non, le traitement des paiements en temps réel n'est pas disponible pour les transactions transfrontalières. Mais ils peuvent être utilisés pour masquer le chemin parcouru par un paiement au niveau national avant de le proposer au réseau de paiement international. Les banques le savent et c'est de là que vient leur inquiétude.

Le manque de temps n'est pas le problème, l'utilisation de logiciels de conformité obsolètes est

Les banques qui souhaitent investir dans les paiements en temps réel doivent adapter leur logiciel de conformité. Il faut passer à un contrôle en temps réel.

Une majorité de banques utilisent des logiciels de conformité obsolètes. Les banques qui utilisent ces systèmes conventionnels se heurtent à plusieurs problèmes :

  • Ils ne peuvent pas gérer le volume des paiements quotidiens ;
  • Ils ne peuvent pas s'adapter aux changements et à l'évolution des réglementations ;
  • Ils ne peuvent pas suivre la vitesse de traitement des paiements réguliers.

Si l'on ajoute à l'équation le traitement en temps réel, des amendes réglementaires ne manqueront pas d'être imposées.

Les banques craignent de ne pas pouvoir suivre le traitement des paiements instantanés. Mais le problème n'est pas tant la rapidité des contrôles de conformité. C'est le nombre de faux positifs qui pose problème. Ce nombre doit être réduit pour atténuer le risque de non-conformité.

Les logiciels de mise en conformité devraient pouvoir fonctionner de manière à ne produire que de véritables alertes positives. Cela est encore plus important pour le contrôle des transactions en temps réel, car cela donne aux responsables de la conformité plus de temps à consacrer à la réponse rapide à ces véritables positifs.

Peut-on réduire les fausses alertes positives sans prendre plus de risques ?

Les logiciels de conformité classiques sont basés sur des règles. À chaque changement de réglementation, une nouvelle règle est ajoutée. Une règle peut être la suivante : vérifier chaque paiement supérieur à 25 000 euros. Ce type de contrôle est plutôt unidimensionnel. Il est assez simple et direct. Pour réduire les fausses alertes positives d'un système qui fonctionne de cette manière, il faudrait supprimer les règles. C'est une approche extrêmement risquée.

Les faux positifs peuvent être réduits en toute sécurité si votre logiciel de conformité est basé sur l'apprentissage machine. Lorsque les alertes basées sur des règles sont unidimensionnelles, les alertes d'apprentissage machine sont riches. Il enrichit les signaux avec des informations comportementales, des informations de réseau et des informations provenant d'autres sources. Il effectue également des vérifications croisées avec diverses sources comme les cas résolus, les listes de sanctions et les données importantes. En utilisant autant de données, le système reconnaît des modèles qui, autrement, resteraient inaperçus. Cela rend les alertes générées plus précises et plus difficiles à manquer. Il en résulte une diminution du nombre d'alertes pour les transactions qui semblent suspectes mais qui sont en réalité bénignes.

Mais ce n'est pas là que ça s'arrête. Lorsque ces signaux enrichis créent une alerte, le responsable de la conformité l'évalue. Chaque fois que le déontologue donne son avis sur une alerte, le système apprend à distinguer les caractéristiques d'une fausse alerte positive d'une véritable alerte positive. Ce qui diminue à nouveau les faux positifs et donc le nombre total d'alertes.

Les paiements instantanés ne sont pas le vrai risque

La vérité est que si votre logiciel de conformité ne peut pas gérer les paiements instantanés maintenant, vous êtes déjà en danger. Cela signifie que votre logiciel est obsolète et qu'il fait défaut :

  • Accès aux données pour un suivi adéquat ;
  • Une piste pour évaluer les violations de la conformité ;
  • Fonctionnalité permettant de suivre l'évolution de la réglementation.

Le remplacement des logiciels obsolètes réduit la charge de travail et augmente la vitesse et la précision, ce qui est important pour traiter les paiements en temps réel de manière sûre et sécurisée. Résultat : des clients ravis, des agents moins stressés et des risques de non-conformité réduits.

Auteur

Tames Rietdijk

Tames Rietdijk est le PDG de la sociétéBusinessForensics. Son domaine d'expertise est la gestion des produits, les enquêtes médico-légales et l'analyse des données. Son travail est axé sur l'amélioration des mécanismes du marché et de l'efficacité opérationnelle afin d'accroître la valeur pour ses clients.